La majorité a présenté son budget 2019-2021 et sa note d’orientation au conseil communal.

Habituellement programmé le jeudi, le conseil communal d’Evere s’est déroulé ce mardi soir. Et pour cause : la majorité présente (enfin) son plan de budget triennal. "On est très content que la commune ait trouvé une solution, rapidement, après le conseil exceptionnel du mois dernier", commente le conseiller communal Jean-Philippe Mommart (Écolo-Groen). Pour que le budget reste à l’équilibre sans que les Everois(es) n’aient à en supporter la charge, la majorité repousse notamment une série d’investissements aux années prochaines. Parmi ces projets, la construction d’un nouveau complexe sportif, plus grand et plus moderne.

Autre mesure, plus controversée, l’augmentation du précompte immobilier. La majorité promet une opération blanche pour les Everois(es) qui habitent dans la maison dont ils sont propriétaires grâce à une prime communale de 105 €, sur le modèle de la prime Be Home de la Région. Mais l’opposition a des doutes : "Cela va permettre à la commune de récupérer un peu plus de 800 000 € par an mais cela se fait au détriment des propriétaires qui mettent leur bien en location. Augmenter le précompte pour équilibrer le budget n’est jamais bon signe."

Une offre de Wifi gratuit

Outre le budget, c’est la note d’orientation politique qui a été discutée hier soir. Pour la première fois, Evere budgétise le bien-être animal et la participation citoyenne. La commune instaure en outre des chèques culture et prévoit de développer une offre de Wifi gratuit dans les rues commerçantes comme c’est déjà le cas pour les installations sportives de la commune. Pour faire face à l’augmentation des faits de cambriolages survenus dans le haut de la commune ces derniers temps, le collège renforcera la présence des gardiens de la paix en soirée.

"La note présente de belles intentions mais les moyens financiers et humains seront-ils là ?", s’interroge le conseiller communal Alain Vander Elst (MR) tandis que Jean-Philippe Mommart regrette le flou qui subsiste autour de certains projets. "La note annonce par exemple la création d’une école secondaire mais on ne sait pas si elle sera francophone ou néerlandophone, communale ou gérée par la Fédération Wallonie-Bruxelles ni combien de places elle proposera."