Bruxelles

Au cours d'une journée de travail intitulée "Les bandes urbaines sous l'oeil des médias" et organisée mercredi par la Ville de Bruxelles, le bourgmestre Freddy Thielemans a regretté le fait que certains médias gonflaient trop souvent le phénomène des bandes urbaines, provoquant selon lui une surenchère de la part des caïds. "Il s'agit d'une réaction; les caïds se nourrissent en quelque sorte de ce qui est dit dans la presse. C'est un aspect important de l'analyse, assez récente, du phénomène à Bruxelles", souligne-t-il, tout en rappelant que le noeud du problème se situait dans l'absence de formation des jeunes.

"En 2008, on comptait en Région bruxelloise 18 bandes, dont 12 sur le territoire de Bruxelles-Ville. On en recense aujourd'hui 24, dont 14 sur la commune", indique Stefaan Van Belle, commissaire de la section "BU" (bandes urbaines) à la police de Bruxelles-Ixelles.

Quatre-vingts pour cent des bandes urbaines sont sur la zone de police Bruxelles-Ixelles. La majorité des 20% restants sévit à Evere, Schaerbeek et Saint-Josse. "En Région bruxelloise, 450 jeunes, âgés en moyenne de 27 ans, ont le statut 'bandes urbaines', 'noyau dur' et 'wannabes' compris, à savoir le deuxième cercle du groupe", précise celui qui compte au sein de sa section cinq policiers analysant près de 300 procès-verbaux par jour afin d'y trouver un nom connu.

"Le statut 'bandes urbaines' s'acquiert pendant 14 mois à partir de deux délits propres aux bandes urbaines commis en six mois", a-t-il encore dit. "Après cette période, le statut est 'ventilé'."