Le watertaxi "SeaBubbles" a été testé sur le canal en septembre dernier.

En septembre dernier, dans le cadre des "Research&Innovation Days" de l’Union européenne qui ont eu lieu au Port de Bruxelles, un nouveau mode de transport a été testé sur le canal bruxellois : le SeaBubbles. Ce watertaxi 100 % électrique pèse 1,5 tonne et peut naviguer jusqu’à 18 km/h. Il sort de l’eau une fois qu’il atteint la vitesse de 12 km/h, de sorte qu’il ne fasse pas de vagues.

Suite à cette expérience, la députée bruxelloise Aurélie Czekalski (MR) a interrogé le gouvernement sur sa volonté d’instaurer ce mode de transport définitivement dans la capitale. "L’activité du port de Bruxelles a un potentiel énorme à exploiter pour le transport par la voie d’eau. Il faut la valoriser. C’est une alternative viable et durable qui ne fait aucun bruit et aucune émission de CO2", rappelle la députée libérale.

Dans sa réponse, le ministre de l’Environnement Alain Maron (Ecolo) a précisé que plusieurs points d’embarquement existent déjà et pourraient être exploités par SeaBubbles. "En lien avec son nouveau Masterplan, le Port de Bruxelles a fait part à SeaBubbles de la disponibilité de la voie d’eau si la startup désirait organiser un test à plus grande échelle à Bruxelles. À ce stade, je soutiens l’initiative du Port de Bruxelles de mettre en place un groupe de travail avec les acteurs et clients potentiels de ce type de mode de transport, et suivrai avec intérêt ses travaux."

"Cette start-up, à laquelle nous avons voulu donner sa chance dans notre capitale, a beau être extrêmement innovante, elle a néanmoins un beau potentiel de croissance : elle souhaite en effet être installée dans une cinquantaine de villes d’ici 5 ans, et parfaitement intégrée dans les systèmes de transport urbains et à la vie quotidienne des citadins."

Par ailleurs, Seabubbles qui a réalisé son test avec un prototype de 5 places ambitionne également de porter à 12 places les véhicules de transport sur l’eau, "ce qui pourrait être intéressant dans le cadre d’un transport régulier sur le canal", précise le ministre. Ce dernier rappelle toutefois que plusieurs conditions sont à examiner, telles que la réglementation de la vitesse sur le canal.