La start-up bruxelloise propose depuis ce matin des vélos électriques dans plusieurs nouveaux quartiers.

Depuis ce matin, dix nouveaux quartiers du territoire de la capitale sont desservis par les vélos électriques partagés Billy Bike. En effet, la start-up bruxelloise a décidé d’élargir sa zone à dix communes de plus. Elle en compte désormais 14.

Jusqu’à aujourd’hui, les vélos Billy Bike se trouvaient à Bruxelles-Ville, Ixelles, Etterbeek et Saint-Gilles. Mais dès ce vendredi, les habitants de certains quartiers de Koekelberg, Auderghem, Schaerbeek, Molenbeek, Saint-Josse, Woluwe-Saint-Pierre, Woluwe-Saint-Lambert, Uccle, Forest et Watermael-Boitsfort pourront également trouver leur bolide à deux pas de chez eux.

Pour comprendre où le besoin de vélos était le plus grand, la plateforme a consulté ses utilisateurs via les réseaux sociaux. Suite au sondage, les fondateurs ont classé les quartiers où la demande était la plus forte. Les habitants de Schaerbeek et Forest se sont révélés les plus demandeurs. "Ça faisait des mois qu’on recevait de plus en plus de demandes dans certains quartiers de la ville. C’est aussi la philosophie de notre boîte : co-créer et développer l’entreprise avec nos utilisateurs", explique Pierre de Schaetzen, cofondateur de Billy Bike. "Nous sommes donc ravis de pouvoir annoncer la plus grande expansion de notre histoire. Grâce à nos utilisateurs, nous savons que les vélos trouveront leur chemin vers les zones où le besoin de vélos supplémentaires est le plus grand. Tout ce qui concerne le Billy Bike - de sa conception à l’endroit où il roule - nous l’avons élaboré avec les Bruxellois."

Au début du mois de juillet, la start-up a d’ailleurs annoncé qu’elle élargissait son offre de 150 à 300 vélos partagés. Il semblait essentiel pour les fondateurs d’avoir plus de vélos pour desservir une plus grande zone. Pour cette raison, la plateforme continuera à lancer des vélos supplémentaires dans les semaines à venir, afin de s’assurer qu’il y ait toujours un Billy Bike à distance de marche dans toute la zone. "À terme, on aimerait qu’il y ait un vélo Billy Bike à chaque coin de rue dans Bruxelles. Sachant qu’il y a 5 000 rues, le calcul est vite fait", poursuit Pierre de Schaetzen.

Par ailleurs, la plateforme a récemment annoncé qu’elle offrira gratuitement ses vélos partagés aux utilisateurs le dimanche de chaque semaine, jusqu’à la fin de l’été. Tout trajet de moins de 20 minutes sera automatiquement remboursé.

"Tout est une question d’accessibilité si on veut faire monter plus de gens à vélo. Nous remarquons que le Bruxellois est pleinement impliqué dans la mobilité. C’est pourquoi nous avons l’intention de lancer nos vélos à travers tout Bruxelles et ce à un prix démocratique", conclut Pierre de Schaetzen.

"La vague de mobilité partagée est positive pour nous"

Billy Bike s’est lancé à Bruxelles en janvier 2019 après une phase test de quelques mois. Si la start-up a connu très vite un franc succès, elle a aussi dû rapidement faire face à une grosse concurrence en termes de mobilité partagée. Trottinettes électriques d’abord et vélos Jump Uber ensuite, cette tendance s’est implantée dans Bruxelles quasiment en même temps que l’entreprise bruxelloise. "On a cru que ça serait un problème mais en fait pas du tout", explique Pierre de Schaetzen, cofondateur de Billy Bike. "Ça s’est avéré très positif pour nous car ça crée une vague et les gens s’ouvrent à l’utilisation de moyens de transport qui sont autres que leur voiture. De plus, ils viennent beaucoup vers nous car nous sommes moins chers et les utilisateurs aiment le côté local de notre entreprise."