Emploi

Les femmes ont moins de chances de sortir du chômage

Les femmes vivant dans les quartiers précarisés de Bruxelles ont moins de chances de sortir du chômage. En comparaison avec les hommes dans les quartiers précarisés, elles sont moins souvent inscrites au chômage et le fait d’avoir des enfants a plus d’impact sur le taux d’emploi. C’est ce qu’il ressort de chiffres d’Actiris. Les femmes chercheuses d’emploi dans les quartiers précarisés sont en moyenne plus jeunes, ont suivi davantage d’études à l’étranger qui ne sont pas reconnues en Belgique et sont en grande partie non-européennes. La probabilité de sortir du chômage est, en comparaison avec les femmes qui ont les mêmes qualifications issues d’autres quartiers, plus faible. Mêmes celles hautement qualifiées ont moins de chances de sortir du chômage si elles vivent dans des quartiers précarisés (67,1 % contre 69,5 %). Enfin, des différences sont constatées entre les femmes sans enfants et celles qui en ont au moins un. Le taux de sortie du chômage est plus important chez les femmes sans enfants dans les quartiers précarisés, indépendamment du niveau de qualification.