Le système des certificats verts change à Bruxelles. Dès ce mois de janvier, les catégorisations des installations de panneaux photovoltaïques sont affinées et de nouveaux coefficients multiplicateurs entrent en vigueur. Suite aux recommandations de Brugel, le régulateur régional de l’énergie, ces coefficients ont été revus en tenant compte d’une formule de calcul conforme à la rentabilité réelle. L'objectif : assurer la stabilité du système des certificats verts en limitant tout risque de bulle. 

Le texte a été approuvé le 17 septembre dernier par le gouvernement bruxellois. Il prévoit un "ajustement nécessaire au regard de la baisse du prix des panneaux ainsi que de la productivité réelle observée des panneaux photovoltaïques mais aussi de la hausse des prix du certificat vert", indique Bruxelles Environnement.

Prévue l'année dernière, la mise en application des nouveaux coefficients a été postposée de six mois en raison de la crise sanitaire. Concrètement, dès ce mois-ci, le taux d'octroi des certificats verts est revu à la baisse de 20% à 46%, selon la catégorie de puissance de l'installation. 

Les deux classifications qui existaient jusqu'à présent sont remplacées par cinq catégories. Celles-ci concernent les installations dont la puissance est inférieure ou égale à 5 kilowatt-crête ; strictement supérieure à 5 kWc et inférieure ou égale à 36 kWc ; strictement supérieure à 36 kWc et inférieure ou égale à 100 kWc ; strictement supérieure à 100 kWc et inférieure ou égale à 250 kWc ; et strictement supérieure à 250 kWc.

La mesure ne touche que les nouvelles installations, elle n’est donc pas rétroactive. L'adaptation assure un retour sur investissement en sept ans.