Depuis des années, le système des titres-services, qui permet d’engager des aide-ménagères à prix attractif, rencontre un succès toujours plus important auprès des citoyens. Surtout, ce système a permis de sortir du travail au noir des milliers de travailleurs. En Région bruxelloise, 25 000 personnes travaillent dans ce secteur.

En 2020, 13.655.420 titres-services ont été achetés par les ménages bruxellois contre 16.604.324 en 2019. Quant au nombre de titres-services remboursés, ceux effectivement utilisés par les Bruxellois, celui-ci s’élève à 13.350.747 en 2020, contre 16.474.625 en 2019. C’est principalement au mois de mars et d’avril que la baisse est la plus forte. On y observe une diminution de 73% de l’activité du secteur. Lors du second confinement, en octobre et novembre, la baisse du nombre de titres-services utilisés est de, respectivement, 10% et 15%.

Afin de soutenir financièrement le secteur pendant la crise, le gouvernement avait débloqué près de 14 millions d’euros. "On constate que le secteur des titres-services est l’un des premiers à avoir retrouvé un niveau d’activité comparable à celui d’avant-crise. En décembre dernier, on observe même une très légère augmentation du taux de l’activité par rapport à décembre 2019. Preuve qu’il s’agit d’un service essentiel aux citoyens dont la popularité reste forte", commente Bernard Clerfayt (Défi), ministre bruxellois de l’Emploi.

Avant la crise, la Région annonçait une réforme du système, qui n’a connu aucune évolution depuis 2015. Celle-ci vise à maîtriser le budget de la mesure titre-service - si l’utilisateur paye 9 € par titre, la Région débourse 14 € pour chaque titre-service utilisé - tout en maintenant le nombre d’emploi et en améliorant les conditions de travail des aide-ménagères. "La priorité est la sortie de crise. Pour l’instant, la réforme des titres-services est postposée", conclut Bernard Clerfayt.