L'arbre pourra être planté avant 17h00 au coin de la rue du Marais et de la rue des Sables, comme le veut la tradition. Il sera quelque peu moins lourd que les années précédentes afin que les équipes puissent le porter tout en respectant la distanciation sociale. Les Compagnons de Saint-Laurent, les Bûûmdroegers qui portent l'arbre, les Gardevils qui le protègent, les géants et la fanfare seront bien représentés.

La confrérie de l'Ommegang sera cette année plus particulièrement mise à l'honneur étant donné que son cortège folklorique n'a pas pu se tenir début juillet, et ce alors qu'il venait d'être reconnu au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco (Organisation des Nations unies pour l'Education, la Science et la Culture) au même titre que le Meyboom.

Les participants porteront des maques et respecteront les mesures de distanciation sociale. Ils ne passeront pas cette année par la Grand-Place.

"Quand on voit que beaucoup de processions en Belgique ont été annulées, on est content d'avoir pu trouver une solution, qui ne sera pas la même célébration du Meyboom que d'habitude, mais dans laquelle on pourra se retrouver", a apprécié le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close.

L'échevine de la Culture, Delphine Houba, s'est aussi réjouie que ce folklore bruxellois puisse vivre cette année. "Cela fait des siècles que cela dure et personne n'a jamais réussi à empêcher que cela se passe, même en temps de guerre. Notre arbre de joie sera bien planté cette année avant 17h00". La tradition célèbre une victoire, en 1213, des Bruxellois sur les Louvanistes.