Après la contestation citoyenne, la Ville de Bruxelles doit maintenant faire face à un recours contre son grand projet de piétonnier. Trois associations environnementales (l’Arau, le Bral et Inter-Environnement Bruxelles) ont introduit tout récemment un recours devant le Conseil d’Etat pour faire modifier ce plan de circulation.

A ces trois associations, se joignent une dizaine de riverains et des associations de quartier. Ils accusent tous le plan de mobilité autour de la piétonnisation des boulevards du centre d’être un projet pro-voitures. Dans la ligne de mire, l’offre de stationnement en centre-ville qui serait augmentée d’au moins 2 000 places par la création de quatre nouveaux parkings publics qui entraîneraient un effet d’aspiration du trafic.

Autre grief, la boucle de délestage qui s’apparenterait, selon les associations, à un mini-ring qui maintiendra, en réalité, le trafic de transit dans le Pentagone, tout en desservant les nouveaux parkings.

Où est le processus participatif ?

Enfin, de nombreux terminus de bus seront déplacés et éloignés de l’hypercentre. De quoi compliquer la mobilité des habitants... L’usager des transports en commun sera obligé de continuer son trajet à pied ou de subir une correspondance. Un désavantage face à l’automobiliste qui pourrait lui continuer sa route sans entrave, estime l’Arau.

Pour toutes ces raisons, les associations et les riverains demandent une réelle consultation des habitants via une enquête publique et non pas un processus participatif qui se résume à "24 propositions sans questionnement sur les conséquences réelles pour les habitants et les commerçants des quartiers adjacents", constate IEB.

Elles réclament également une évaluation indépendante des incidences de l’ensemble du plan comme le recommande une directive européenne.