L'article 24 de la Loi Sécurité, le plus controversé, "prohibe l'usage malveillant" de l'image "ou tout autre élément d'identification" des policiers et gendarmes en intervention.

Les organisatrices veulent interpeller l'Union européenne sur l'atteinte à l'Etat de droit. Elles pointent plus particulièrement le respect de la vie privée, la liberté de la presse ainsi que les droits à manifester et à informer.

"En ce moment, au niveau de l'Union européenne, il y a de nombreuses discussions sur la Pologne et la Hongrie, à raison puisqu'il y a des problèmes de respect de l'Etat de droit, mais la loi française est aussi très liberticide et elle porte atteinte à des droits fondamentaux", dénonce Moana Genevey, une des organisatrices.

"Les images filmées constituent un des seuls outils à la disposition des citoyens pour engager la responsabilité des policiers partout dans le monde. On l'a vu aux Etats-Unis avec la mort de George Floyd et on l'a vu à plusieurs reprises aussi ici en Belgique dans différentes affaires de violences policières. Qu'on veuille confisquer nos téléphones et leurs caméras est aberrant". Elle craint de voir d'autres pays, en ce inclus la Belgique, emboîter le pas à la France.