Bruxelles Après six essais, l’arbre de la joie a pu être planté avant 17h, comme le veut la tradition.

Pour tout Brusseleir qui se respecte, c’est l’événement incontournable de l’année. Ce vendredi, le Meyboom a été planté pour la 711e fois dans le sol de la capitale, au plus grand bonheur des Bruxellois, présents en nombre pour assister au spectacle. Cette année, l’arbre de la joie est installé au coin de la rue des Sables et de la rue du Marais.

Tradition n’empêche pas innovation : pour la première fois cette année, dix-huit sociétés folkloriques bruxelloises se sont jointes à l’événement, portant des noms hauts en couleurs tels que la Confrérie des Compagnons du Witloof, l’Ordre des amis de Manneken-Pis ou l’Ordre des Moestasje de Bruxelles. "C’est la première fois que nous les invitons", a souligné Jan Brusten, président des Compagnons de Saint-Laurent. "Le but était de réunir toutes les confréries, comme des amis." En conséquence, davantage de personnes ont participé au cortège, qui a réuni au total environ 350 gais lurons.

La tradition du Meyboom remonte à 1213. Les Bruxellois se disputaient avec les Louvanistes et les deux groupes se sont affrontés. Les légendes varient sur la raison de la querelle, allant d’une fête de mariage perturbée à une histoire de taxe sur la bière. Ce qui est certain c’est que les Bruxellois l’ont emporté grâce aux Compagnons de Saint-Laurent, les archers qui gardaient les remparts de la ville. "La seule règle de cette tradition : que l’arbre de la joie soit planté avant 17h", explique Robert alias Dikke Bert, Bûûmdroogers depuis 22 ans. "En 710 ans nous n’avons jamais raté. Et ça n’arrivera pas cette année."

Et si le Meyboom s’est montré un peu plus capricieux que l’année passée, Dikke Bert avait raison : quelques minutes avant 17h, l’arbre était bien planté, décoré de son plus beau drapeau belge. Cette année, il aura cependant fallu quelque six essais avant que les Bûûmdrogers, ces hommes habillés de rouge chargés de porter l’arbre, arrivent à ériger l’arbre.