Message volontariste, hier, en commission du Parlement bruxellois. Interpellée par Annemie Maes (Ecolo-Groen), la ministre de l’Environnement a qualifié la suppression des sacs en plastique d’"inéluctable". Personnellement favorable à une interdiction, Céline Fremault (CDH) s’est dite décidée à convaincre le reste du gouvernement bruxellois sur la question.

Cette interdiction a déjà l’aval de toutes les familles politiques qui composent la commission Environnement. Mais pour la ministre, cette dernière ne doit pas être précipitée.

"L’interdiction des sacs plastiques à usage unique doit se faire en fonction des alternatives disponibles et de leur impact environnemental. Une telle interdiction n’a de sens que si elle est accompagnée d’une politique de diminution des emballages plastiques et d’un accompagnement spécifique pour les petits commerces. Je ne voudrais pas arriver à une situation ou le consommateur serait amené à privilégier les grandes enseignes aux petits commerces car il y trouve de meilleures alternatives comme des aliments emballés dans du plastique", a expliqué Céline Fremault (CDH).

SP.A et Ecolo ont salué l’engagement de la ministre. La députée Ecolo-Groen a par contre regretté l’absence d’une date précise quant à la mise en place de l’interdiction. "La Région pourrait commencer par soutenir l’un ou l’autre projet communal à titre de projet pilote", a estimé Annemie Maes.

Il faut dire que légiférer en la matière semble complexe alors même que l’Union européenne a adopté récemment une directive visant à réduire de manière drastique l’usage des sacs. L’interdiction pourrait se faire à un niveau national, régional ou communal. La ministre privilégie bien sûr le niveau régional. "J’examine avec mon cabinet et l’administration l’opportunité d’introduire l’interdiction en droit bruxellois, à l’instar de ce qui a été introduit en Région wallonne", a conclu Céline Fremault.