Selon Bruxelles Mobilité, le viaduc Herrmann-Debroux devrait probablement être fermé au-delà de mercredi.

"On va réévaluer la situation mais il est très probable que le viaduc soit fermé encore au-delà de mercredi. On effectue en tout cas des tests mécaniques et chimiques. Les premiers sont des tests de contrainte, les seconds visent à analyser si le béton n’a pas évolué d’un point de vue chimique", explique la porte-parole de Bruxelles Mobilité Camille Thiry. Alors que la Région bruxelloise a décidé vendredi soir de fermer de manière préventive une partie du viaduc Herrmann-Debroux jusqu’à jeudi matin, la fermeture du viaduc devrait être probablement prolongée.

C’est dans le cadre de l’inspection globale de tous les ponts et viaducs bruxellois décidée par le gouvernement régional à la suite des problèmes survenus dans les tunnels de la capitale que des dommages importants au niveau du béton intérieur ont été détectés dans la nuit de jeudi à vendredi entre la station de métro Beaulieu et la chaussée de Wavre. "Ces faiblesses ne sont pas visibles de l’extérieur mais bien en interne au niveau des structures portantes du viaduc. Les dommages s’étendent sur une zone de 10 mètres, ce qui entraîne une instabilité potentielle", a expliqué Bruxelles Mobilité.

Si le gouvernement bruxellois a décidé en 2016 l’inspection annuelle de l’ensemble des ouvrages d’art de la capitale, la dernière inspection régionale approfondie du viaduc auderghemois remonte à 2002. "À l’époque, l’inspection régionale avait considéré que le viaduc était en bon état. Il n’y a pas d’obligation stricte de procéder à une inspection tous les cinq ans. C’est justement parce que le ministre n’a pas voulu qu’il y ait un problème que ces inspections ont été décidées", indique le cabinet du ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (SPA).

De son côté , le ministre bruxellois et bourgmestre empêché d’Auderghem, Didier Gosuin (Défi), rappelle que l’actuelle majorité est la première à contrôler l’ensemble des ouvrages d’art construits dans les années 1960 et 1970 par le gouvernement belge.

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