Les Cliniques de l’Europe ont réagi ce mardi au travers d'un communiqué pour faire part de leurs inquiétudes. Selon le réseaux hospitalier, une telle fermeture entraînerait, via les embouteillages qu'elle engendrerait, un ralentissement conséquent des transports sanitaires entre leurs deux sites (Uccle et Etterbeek) et des véhicules SMUR dans le cadre d'interventions vitales. Avec les conséquences que l'on peut imaginer. 

Comme l'affirme dans le communiqué le Dr Matthieu Rutgers, chef de service de Neurologie, "dans le cas d'un AVC, on estime que deux minutes de perdues au stade aigu représentent un risque accru d'1% que le patient décède ou devienne irréversiblement grabataire (et donc 10 minutes, 5%, etc)".

Même constat dressé par le Dr Bernard Deruyter au niveau du service de Cardiologie: "Chaque minute perdue avant l'accès à des soins spécialisés augmente non seulement le risque de décès mais réduit aussi la quantité de muscle cardiaque qui pourra être sauvée. Tout retard entraîne un risque accru d'insuffisance cardiaque, réduit le pronostic vital et cela malgré le recours à des traitements lourds".

Les Cliniques de l'Europe déplorent également l'impact d'une éventuelle fermeture du Bois de la Cambre sur les membres du personnel devant se rendre à leur travail, mais également sur les patients se rendant dans les cliniques, notamment les femmes sur le point d'accoucher. Comme le précise le Dr Paule Denoël, chef de service des Urgences, "tant pour les patients que pour les médecins, la mobilité et l'accès rapide à un site hospitalier sont cruciaux".

Les Cliniques de l'Europe se disent toutefois ouvertes au dialogue et à la collaboration avec la Ville de Bruxelles afin de trouver une solution pertinente pour tous.