La commune d’Uccle utilise une application qui facilite la vérification des cartes.

Les agents dédiés au contrôle du stationnement étaient comme chaque jour de sortie à Uccle, malgré le froid et le gel ce lundi. Nous avons accompagné une équipe hier après-midi lors de sa tournée dans le quartier Bascule. Armés de leur appareil de contrôle classique, ils ont vérifié les différents véhicules en arpentant notamment la chaussée de Waterloo. Ils en ont aussi profité pour contrôler les cartes de stationnement pour personnes handicapées avec leurs smartphones équipés d’une nouvelle application, Handi2Park. Une manière innovante de lutter contre un phénomène particulièrement présent à Uccle.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle porte ses fruits. Durant notre reportage, une seule voiture disposait d’une carte valide sur les cinq qui ont été contrôlées dans le quartier de la Bascule. "On est sur du top niveau cette fois. L’automobiliste a une carte non valide et est situé sur un emplacement pour personne handicapée. Ça peut coûter cher. On est sur une amende de 116 euros et des poursuites sont possibles. On a aussi ceux qui veulent éviter de payer le stationnement. Ça leur fait tout de suite 25 euros d’amende quand on les contrôle. Certains la cachent bien au fond du pare-brise également, mais ça ne marche pas. On les signale", racontent Orélie et Mustapha, les deux agents que nous avons accompagnés au moment d’un des contrôles.

Un véhicule en infraction sur trois

Les deux stewards sont ravis de disposer de la nouvelle application du service public fédéral de la Sécurité sociale. Il s’agit d’une première avancée, selon eux, pour venir à bout des usurpateurs de cartes… nombreux d’après leurs expériences respectives à Uccle. "On a une mission de vérification qui va du disque bleu à la carte riverain, en passant par les tickets d’horodateurs notamment. On contrôle tous les véhicules. On a aussi les cartes PMR, mais c’était compliqué de vérifier avant, voire impossible. Depuis quelques semaines, on peut enfin lutter contre ce phénomène. Il y a beaucoup d’abus, par exemple dans les zones rouges ou vertes où il faut payer. On en remarque aussi près des écoles notamment. Globalement, sur les voitures disposant de cartes, on est sur une moyenne d’un véhicule en infraction sur trois ", expliquent Mustapha et Orélie, qui vérifient environ 400 véhicules chacun par jour.

La commune a connu l’application par les services de police Marlow (Auderghem, Uccle et Watermael-Boitsfort). Ces derniers utilisent aussi le procédé. "On utilise ce système pour ce qui concerne les infractions routières uniquement. On est appelé deux ou trois fois par jour par la commune pour intervenir sur des cas où une voiture est garée sur une place pour handicapé sans une carte valide", rapportent les motards de la zone Marlow.