Le «Spytigen Duivel» brasse avec sa longue histoire de nombreuses légendes et anecdotes. Ainsi Baudelaire et Victor Hugo y seraient venus coucher quelques pensées sur papier lors de leurs exils bruxellois.

Mais c'est la question de l'origine du nom du vieux café ucclois qui a donné naissance à une légende encore des plus tenaces aujourd'hui.

Elle remonte au temps de Charles-Quint, quand le relais pour voyageurs s'appelait «In den Engel», «A l'Ange». C'est de la patronne d'alors, nommée Bette et pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, que vient l'histoire.

Un gentilhomme de passage aurait osé manquer de respect à la cuisine qu'elle lui avait servie. Elle crut bon de manifester vertement au cavalier une part de son mauvais caractère, bien connu dans le quartier. La réputation de Bette arriva bientôt jusqu'aux oreilles du souverain qui voulu vérifier sur place. Charles-Quint fit à son tour les frais d'un coup de gueule de Bette et proposa de rebaptiser l'auberge «Den Spytigen Duivel». Ce qui à l'époque aurait pu vouloir dire «Au diable furieux».

© La Libre Belgique 2005