"Le Service d'enquête du Comité P a procédé à plusieurs auditions et d'autres vont suivre", a déclaré l'auditorat, contacté par l'agence Belga. Un reportage réalisé par la RTBF, diffusé en avril dernier, mettait en lumière plusieurs témoignages de policiers se disant harcelés par certains hauts gradés au sein de cette zone de police. Il y a quelques semaines, cette dernière a réagi aux accusations et a décidé de porter plainte contre x pour calomnie et diffamation.

"Une telle enquête prend inévitablement un certain temps eu égard au nombre de personnes concernées et aux éléments à vérifier", a encore affirmé l'auditorat du travail. "Comme toute enquête, elle doit se faire et se fait tant à charge qu'à décharge."

A la question de savoir si la plainte déposée dernièrement par la zone de police pourrait être de nature à dissuader certains policiers de témoigner, le ministère public auprès du tribunal du travail se refuse à répondre mais rappelle qu'un témoin est protégé dans la procédure judiciaire. "L'Auditorat n'a pas de raisons de penser que des témoins ou des victimes, à supposer établis des faits de harcèlement, font l'objet de pressions dans ce dossier. En tout état de cause, et ceci vaut pour toute enquête, des dispositions civiles et pénales protègent les éventuelles victimes et les témoins contre d'éventuelles représailles", a-t-il expliqué.

"Il existe également des dispositions pénales qui permettent de faire face à d'éventuelles pressions ou à d'éventuelles tentatives de 'polluer' une enquête", a-t-il ajouté.