La Stib reconnaît une augmentation du nombre de plaintes mais relativise.

Plus complète, personnalisable et utilisant la géolocalisation, la nouvelle application de la Stib se veut un outil gratuit indispensable à tous les utilisateurs des transports publics bruxellois. Force est pourtant de constater qu’elle est loin de faire l’unanimité. Lancée en octobre 2018, elle propose un design beaucoup plus moderne que l’ancienne. Mais elle peine à répondre aux besoins réels des utilisateurs, qui cherchent surtout les horaires en temps réel de leur transport. "La version précédente était plus claire. En un clic, je connaissais les heures de passage de mes trams et bus habituels. Trop d’informations sont présentes actuellement dans les écrans", déplore un usager.

Des horaires moins accessibles, des pages qui ne se mettent pas automatiquement à jour après une perte de réseau, des problèmes avec l’achat de tickets et de nouvelles fonctionnalités peu utilisées. "L’ancienne application était parfaite, maintenant c’est trop compliqué, on perd beaucoup de temps pour trouver un itinéraire, on ne voit pas tous les arrêts comme avant." Un autre utilisateur : "Trop complexe quand on veut une info rapide. Remettez l’ancienne appli, on n’a pas besoin d’un autre Google Maps."

De son côté, la Stib confirme avoir constaté plus de plaintes que d’habitude en novembre dernier, période à laquelle l’ancienne application a été définitivement supprimée. "Dès qu’on passe à un nouveau service, un temps d’adaptation est nécessaire. La nouvelle appli est plus complète donc il faut le temps que les utilisateurs s’y retrouvent, relativise Cindy Arents, porte-parole de la Stib. L’application est gérée en interne donc nous prenons en compte tout signalement pour l’améliorer. Trois à quatre adaptations par an sont prévues." Début février, 727 975 personnes avaient téléchargé l’application. "C’est un beau pic, surtout dans la mesure où on visait les 500 000 utilisateurs en 2019."