Par après, de 150 à 200 personnes ont pris part à une assemblée générale pour discuter de la poursuite de cette mobilisation. Une première manifestation avait été organisée lundi passé au même endroit. Des étudiants ont pris la parole pour livrer des témoignages. "Beaucoup parlent de décrochage scolaire", remarque Félix Boudru, membre de l'USE. "Il n'y a pas vraiment eu de différence entre les cours, le blocus, les vacances... Certains ont fait part de pensées suicidaires".

L'USE défend qu'il est possible d'augmenter le volume des cours en présentiel et d'autoriser à nouveau les activités culturelles et sportives sur le campus en respectant les gestes barrières et le port du masque. "Quand on parle de réouverture progressive, ce n'est pas pour tout le monde en même temps, mais dans une logique de garder une pression démographique réduite sur le campus", continue le porte-parole étudiant pour cette manifestation. "On veut relancer ce qui avait été un peu pensé dans l'entre-deux-vagues... Oui, il y aura des contaminations, mais c'est un choix politique de considérer l'importance d'un secteur plutôt qu'un autre. On demande un choix en faveur de l'enseignement, qui a été mis de côté depuis près d'une année maintenant".

Le mouvement étudiant demande encore des bourses spéciales Covid et l'extension du chômage temporaire pour les étudiants jobistes. Il est aussi question d'un soutien psychologique plus large.

L'USE appelle par ailleurs à un allègement de la matière évaluée. "Des cours prennent plus de place qu'en temps normal, parce que les professeurs nous donnent plus de travail", continue Félix Boudru. "On se retrouve souvent avec des lectures et des travaux à remettre en plus, alors que les cours sont quand même donnés en ligne".