Bruxelles Un recours a été déposé contre le permis d’exploitation d’Infrabel.

Le 6 décembre dernier, une habitante de la drève des Tumuli a été témoin d’une véritable scène de racket derrière chez elle, entre le parking de la gare de Boitsfort et son jardin. La victime était en train de se faire détrousser par deux adolescents à l’abri des regards avant que Christiane Cyron n’intervienne en criant depuis sa fenêtre. "C’était d’une violence digne d’un film mafieux et tout cela à 4 mètres de chez moi", raconte la riveraine qui a écrit au bourgmestre de Watermael-Boitsfort, Olivier Deleuze (Ecolo) pour lui demander d’agir.

Depuis quelques semaines maintenant, Infrabel a installé une zone de stationnement sur la dalle de béton juste derrière les habitations du quartier des Tumuli. Les habitants dénoncent notamment la sécurité autour du lieu, mais aussi les conditions de vie imposées par le parking. "Au départ, on devait avoir un aménagement de surface très vert avec des arbres notamment. Là, on se retrouve avec des emplacements de stationnement. Ce n’est pas normal. Le plus grave est que le parking n’est pas sécurisé, alors qu’il fonctionne déjà. Il n’y a pas de caméras, ni de règlement de police. La dalle a été coulée contre mon muret. Il suffit d’enjamber pour être dans mon jardin ou celui des voisins. De plus, le parking provisoire peut être renouvelé durant 15 ans. Ce n’est pas possible dans de telles conditions", poursuit Christiane Cyron.

Le parking est entouré depuis la fin de l’année dernière de bâches noires qui servent de barrières antibruit. Un dispositif qui ne permet pas de voir ce qui se passe à l’intérieur de la zone de stationnement, ni à l’extérieur car il existe un espace entre les barrières et les maisons. "Cela crée un problème réel car entre le parking et nos maisons, il n’y a pas de contrôle social. Celui qui vient derrière peut faire ce qu’il veut car il n’est pas vu. Ce n’est pas normal. Les seuls témoins, ce sont les habitants ici. C’est un couloir de la mort. La commune va attendre la présence de dealers ou un règlement de compte mortel pour bouger ?"

L’édile écologiste a indiqué le 12 décembre dernier qu’il allait demander le placement de caméras à Infrabel. Depuis, la situation n’a pas évolué. "Le bourgmestre ne fait rien manifestement. On se bat seul contre ces problèmes. Il n’y a aucun changement", constatent d’autres riverains de la gare. Qui ont introduit un recours auprès du collège d’environnement contre le permis d’exploitation. "Je suis convoquée le lundi 28 janvier pour cela. D’ailleurs, Infrabel exploite ce parking alors que la décision finale n’est pas donnée. C’est interdit. On ne veut plus de ces nuisances du parking. On a même des rats maintenant !"