Édito: Le choc
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Bruxelles

Édito: Le choc

Vincent Slits

Publié le - Mis à jour le

L’annonce d’un attentat hier soir à la mosquée d’Anderlecht et qui a couté la vie au cheik - vu l’affluence dans les lieux à l’heure des faits, le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd - a provoqué un sentiment de grande stupeur et une vague d’indignation.

Rassemblés devant la mosquée, des centaines de personnes étaient sous le choc et en pleurs.

Un suspect ayant été interpellé peu après les faits, l’enquête policière et judiciaire tentera dans les prochains jours de comprendre l’inexplicable, les motivations de ce geste fou et de cette violence aveugle. Certains évoquaient déjà hier soir l’oeuvre d’une mouvance salafiste qui avait déjà, par le passé, proféré des menaces à l’encontre de cette mosquée chiite.

En attendant d’y voir plus clair, la condamnation la plus ferme de tels actes lâches et odieux est évidemment de mise. Notre pays - qui jusqu’à présent avait été relativement épargné par de tels actes de violence dans un monde où les tensions au sein du monde musulman sont de plus en plus vives et les effets de l’intégrisme de plus en plus dévastateurs - se retrouve sous le choc.

Cette attaque, cet attentat - dans sa charge symbolique - résonne comme un défi adressé à notre société dans son ensemble. Une société qui doit envoyer un signal très clair à ces messagers de l’intolérance: ils trouveront en face d’eux un Etat de droit qui fera respecter la loi et la capacité de chacun à vivre sa foi. En toute liberté.

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