A l'approche du sommet spécial sur le climat convoqué mardi à New York par le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon, plus de 1.250 personnes selon la police et 2.000 selon les organisateurs ont participé dimanche, dès 10h30, à la marche mondiale pour le climat à Bruxelles, de la place du Palais de Justice au ministère des Affaires étrangères.

L'objectif du sommet est de mobiliser la volonté politique pour l'atteinte d'un accord international à Paris en décembre 2015 (COP21). Le mouvement mondial en ligne Avaaz à l'initiative de cette mobilisation citoyenne a recensé 2.655 actions à travers le monde. La pétition en rapport demande aux responsables politiques nationaux comme internationaux d'agir pour maintenir la hausse des températures en dessous du seuil des 2°C. Les manifestants ont épinglé un coeur vert sur eux. Des slogans comme "Climate crisis = Food crisis" ont été arborés sur des pancartes. Brigitte Gloire, en charge des enjeux climat et développement durable à Oxfam, membre de la Coalition climat, réclame un changement de paradigme: "Très peu de partis politiques prennent la mesure de l'enjeu. Le niveau d'ambition est trop faible et il y a un manque de cohérence. En Belgique, les discussions gouvernementales sont focalisées sur la relance économique, mais ils vont diminuer les dépenses pour les transports en communs, arrêter les subventions à l'isolation... La majorité des initiatives privées et publiques qui seront mises en avant au sommet de New York sont du greenwashing pour occulter le vide politique. Selon notre rapport émis aujourd'hui, plus de 600 millions de personnes sont touchées par le réchauffement climatique et plus de 100.000 en sont mortes".