L'action, qui a duré une quinzaine de minutes, s'inscrivait dans la cadre de la journée internationale de contestation contre le déploiement de la 5G et s'est déroulée dans le calme, sous le regard de la police. "Nous nous opposons au déploiement à grande échelle du réseau de téléphonie mobile 5G, dont Proximus est l'un des principaux acteurs", a commenté Cédric, porte-parole des militants. "Il y a tout d'abord une raison écologique de combattre ce déploiement", a-t-il exposé. "La circulation des données et la consommation d'énergie numérique sont déjà responsables de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Avec la 5G, cette consommation énergétique et les effets qui en découlent vont doubler, ce qui est inacceptable alors que l'on lutte actuellement contre le réchauffement climatique."

Pour construire et connecter tous les appareils nécessaires au réseau 5G, il faudra extraire encore davantage de métaux déjà rares, ce qui provoquera une intensification du pillage des ressources planétaires, ont ajouté les militants.

En outre, "les dégâts de la 5G sur la santé, l'environnement et les petits animaux, déjà vulnérables face à d'autres types de pollution, ne sont pas encore clairs", selon le porte-parole du groupe. Enfin, "cette technologie constitue également une menace pour notre démocratie, avec le lancement d'un gigantesque arsenal de surveillance. Les soi-disant avantages de la 5G ne font pas le poids face aux dangers qu'elle entraîne, certainement si on la compare au réseau 4G, qui est déjà performant", a conclu l'activiste.