Le week-end dernier, Felix, un artiste de Molenbeek, a tenté de faire ralentir des chauffards avant de se faire passer à tabac sur la Place du jardin aux Fleurs, à Bruxelles. L'homme a raconté sa mésaventure à Bruzz.

Avec sa petite amie, ils mangeaient une pizza lorsque deux véhicules ont déboulé à haute vitesse. "Je leur ai seulement crié 'Hey!', pas plus", affirme-t-il. "L'un des passagers m'a craché dessus. Je me suis levé, et en un rien de temps, cinq hommes m'avaient frappé, aussi avec une chaise. Ils ont continué à frapper alors que j'étais au sol puis se sont enfuis."

La police de Bruxelles a confirmé les faits et a affirmé avoir arrêté les conducteurs par la suite.

Au-delà des douleurs physiques, le Molenbeekois en a assez. "Cet incident est symptomatique d'un problème bien plus grand", pense-t-il. "J'ai vu de la haine dans les yeux de mes agresseurs, leur explosion de violence était totalement disproportionnée. Cette colère latente doit être gérée. La politique bruxelloise n'en fait pas assez pour donner une chance à ces groupes de sortir de cette colère."

"J'ai l'impression que les politiciens ne se soucient pas de ce qu'il se passe dans la rue", poursuit-il. Et dans le reste de la population, l'homme constate une augmentation de la peur. "Lorsque j'ai été attaqué, il y avait 40 personnes sur la place. Aucune n'a osé s'interposer. Il y a tellement de peur de violence physique que les citoyens n'interviennent plus lors d'agressions dans la circulation. Bruxelles a un problème structurel d'autorité, au détriment des riverains. Cela doit impérativement changer."