Bruxelles

Le gouvernement bruxellois devrait se prononcer d'ici le mois de septembre sur les modalités techniques et financières de rénovation de fond en comble du tunnel Léopold II, un tunnel de 2,5 kms qui nécessite une réhabilitation en profondeur, a affirmé lundi le ministre bruxellois des Travaux publics, Pascal Smet.

Le ministre répondait aux questions de plusieurs députés de la commission de l'infrastructure du parlement bruxellois dont plusieurs ne verraient pas d'un mauvais oeil qu'en raison des montants en jeu, on étudie les alternatives à cette coûteuse opération, en ce compris celle de la fermeture définitive de l'ouvrage.

Le député-bourgmestre de Jette, Hervé Doyen (cdH), a ainsi qualifié d'"hérésie mathématique, la conception même de ce tunnel", un véritable autoroute urbaine enterrée qui sert principalement aux navetteurs: "on double le boulevard par le même en-dessous, mais il faut en sortir à un moment".

Bruno De Lille (Groen) a jugé que la situation actuelle pouvait être l'occasion de se demander si l'on avait encore besoin de ce tunnel et de bien réfléchir à l'utilisation de centaines de millions d'euros que la rénovation de l'infrastructure nécessitera.

Céline Delforge (Ecolo) a estimé qu'il serait utile de financer une étude approfondie sur le sujet avant de s'avancer sur la voie de la rénovation.

L'interpellateur principal, Boris Diliès (MR), ne les a pas soutenus. Pour lui, si on ferme le tunnel, il y a lieu de se demander "pourquoi ne pas fermer les autres et ce que l'on fait avec les 65.000 voitures qui y passent et les activités économiques qui y sont liées".

Le ministre Smet a souligné que la fermeture du tunnel n'était pas prévue dans l'accord de gouvernement, contrairement à sa rénovation.

Selon lui, l'avantage de la formule du partenariat public-privé privilégiée par le gouvernement pour la rénovation et l'exploitation du tunnel a l'avantage de lisser les dépenses dans le temps, et seulement à partir de la prochaine législature.