La commission de concertation vient de rendre un avis favorable pour le projet Key West, qui prévoit 524 logements privés et 383 places de parking le long du canal de Bruxelles. Le projet devrait se développer sur l'ancien site industriel situé entre les rues du Sel, la rue Gouverneur Nens, la digue du Canal et rue des Bassins.

Mais ce projet est vu d'un mauvais oeil par Inter Environnement Bruxelles qui dénonce "un projet immobilier massif illustrant une densification à outrance en décalage total avec les besoins des quartiers de Cureghem."

Le PTB, dans l'opposition à Anderlecht, met en garde face à "un mastodonte qui n’est pas adapté à l’environnement du canal. L’objectif est de revitaliser le canal, pas de le défigurer", réagit Giovanni Bordonaro, chef de groupe PTB à Anderlecht. 

"Ce projet imposant ne répond pas aux enjeux environnementaux, sociaux et de mobilité.La taille des tours va complètement effacer la zone du canal et s’y promener le long ne sera pas agréable avec les forts courants d’air que cela va provoquer. Concernant la mobilité, la commune est en train de mener une politique qui vise à réduire le nombre de voiture sur son territoire. Mais lorsqu’un grand promoteur propose de construire près de 400 places de parking, il n’y a pas de problème. C’est un peu paradoxale…", fustige-t-il.

"Pour finir, sur l’ensemble des logements, aucun n’est à destination sociale et aucun équipement public n’est prévu. La commune se défend que les équipements publics et sociaux se concentrent autour du projet CityGate qui comprend 277 logements sociaux sur l’ensemble du PPAS Biestebroeck. C’est totalement insuffisant. On est face à un projet spéculatif qui va faire exploser le coût de la vie à Anderlecht et faire fuir la petite classe moyenne et populaire", conclut Giovanni Bordonaro, qui estime que la commune doit refuser l'octoir du permis d'urbanisme.