La polémique concernant la possible fraude aux badges au sein de la Stib a fait l'objet de plusieurs questions d'actualité en commission Mobilité du parlement bruxellois ce mardi matin.

Pour mémoire, selon un témoin anonyme interrogé par Sudpresse, un appareil pirate aurait été mis au point afin de dupliquer les badges professionnels de la Stib. Des dizaines d'agents l'auraient utilisé et se seraient rassemblés chez l'un d'eux durant leurs heures de travail au lieu d'être sur le terrain. Des codes auraient également été mis en place pour que les dispatcheurs ne contactent pas ces personnes durant leurs absences.

De son côté, la ministre de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) affirme prendre cette affaire "très au sérieux".  "La Stib considère ces faits comme étant grave et constitutif d’une infraction au règlement du travail méritant une sanction exemplaire. De plus s’agissant de détournement d’argent, ces faits sont également punissables en justice", a affirmé la ministre.

La Stib travaille depuis vendredi soir à démêler les fils de cette affaire. Un audit interne spécial a été lancé sur les processus de contrôle des pointages et les risques y afférant. Une enquête approfondie est également en cours sur le système de badging, l’utilisation frauduleuse et la copie de badges. Cette enquête est menée sous la direction du Security officer. Elle associe les ressources humaines, l’IT et la hiérarchie du service concerné.

De plus, plainte a été déposée auprès d’un juge d’instruction et la Stib s’est constituée partie civile. "L’enquête a pour objectif d’objectiver les faits décrits, si fraude il y a eu, de comprendre comment elle a été possible, le cas échéant de remédier aux failles éventuelles du système et de sanctionner le(s) coupable(s)", ajoute encore Elke Van den Brandt.

La question des conséquences de cette affaire sur les perspectives de recrutement de la Stib ne semble pas être pertinente à ce stade. "Selon les premiers éléments, les faits seraient circonscrits et ne concernerait qu’un seul département. Tous les jours, nos bus, trams et métros roulent dans les rues de Bruxelles, les chauffeurs et conductrices sont bien au volant, les chantiers avancent, les titres de transport son vendu et les véhicules sont réparés et entretenus. La Stib est bien au service des Bruxellois qui ont besoin de se déplacer. Les recrutement, qui sont liées à l’extension de notre réseau (nouvelles lignes, renfort de fréquences, arrivées de nouveaux véhicules, etc.) restent indispensables", conclut la ministre.