La grève prévue le 26 novembre prochain est loin de faire l'unanimité au sein du secteur des taxis, dont certains souhaitent d'abord entamer les négociations avec le nouveau gouvernement.

Ce mardi, les syndicats des taxis bruxellois ont appelé à une grève le 26 novembre 2019 à la gare du Nord. Ils souhaitent manifester leur mécontentement en l'absence de réforme dans leur secteur et se plaignent de la concurrence déloyale provoquée par la société Uber. Un préavis a été déposé ce lundi.

Mais il semble que tous les taximen ne sont pas au diapason concernant le dépôt de ce préavis. Ainsi, Sam Bouchal, président de la Febet, ne souhaite pas faire de manifestation tant que les négociations sont en cours avec le nouveau gouvernement bruxellois.

"Nous avons appris avec grande surprise que la Febet souhaitait faire grève le 26 novembre. Or, la personne qui s'est exprimée est l'ancien président (Khalid Ed-Denguir, NdlR) et il n'a pas été réélu le 12 mars dernier. Il a contesté cette élection au cours de laquelle j'ai été choisi comme président. Il n'a néamoins plus aucune fonction au sein de notre mouvement", explique Sam Bouchat, président de la Febet qui regroupe quelque 600 taxis à Bruxelles sur les 1300 que compte Bruxelles.

"Nous avons actuellement des contacts préliminaires avec Rudi Vervoort (PS, ministre-président compétent pour le secteur des taxis, NdlR) afin d'établir une ordonnance qui régit le transport rémunéré de personnes et il est donc prématuré de partir en grève ! La mobilisation sera nécessaire à partir du moment où on ne sera pas entendu, ce qui n'est pas le cas actuellement. Une fois qu'on connaîtra l'impulsion que veut donner le gouvernement Vervoort III, alors chacun pourra se positionner. Mais là, il est trop tôt d'autant que l'accord de gouvernement va dans le bon sens. Nous ne cautionnons donc pas cette histoire de grève", conclut-il.

Les chauffeurs de taxi à Bruxelles se plaignent depuis des années de la concurrence déloyale qu'entraîne la société Uber dans la capitale. Les chauffeurs Uber, qui transportent des passagers avec des autorisations pour limousines, ne sont pour le moment soumis ni aux règles en vigueur pour les taxis classiques ni à l'obligation de posséder une licence comme les chauffeurs de taxi.