Bruxelles

Des auditions concernant la problématique du harcèlement sexiste se sont tenues ce lundi au parlement bruxellois.

Ce lundi, des auditions se sont tenues au parlement bruxellois concernant la problématique du harcèlement sexiste dans l’espace public et en particulier dans les transports en commun. Plusieurs acteurs ont, dans ce cadre, été entendus : l’ONG Plan international, l'ASBL Garance, des représentantes de la Stib et de De Lijn,  mais également des membres de l’Institut fédéral pour l’égalité des femmes et des hommes et deux représentantes d'Equal.brussels

C'est dans ce contexte que le groupe PS, à l'initiative du député Hasan Koyuncu, a déposé une proposition de résolution visant à initier un projet pilote pour la mise en place d'un dispositif d'arrêt de bus à la demande.

"L'idée est de permettre au conducteur de faire descendre un usager, qui en a fait la demande au préalable, entre deux arrêts de bus. Cette pratique pourrait être testée le soir sur certaines lignes, là où les voiries sont peu éclairées", explique le député.

"L'objectif est multiple : rassurer les passagers dans leurs trajets de nuit, lutter contre les problèmes d’harcèlement et encourager l’entraide et la bienveillance notamment à l’égard des usagers moins mobiles (PMR, personnes âgées, etc.)", poursuit Hasan Koyuncu. "Comme dans d’autres villes européennes, Bruxelles doit étudier cette possibilité de permettre à tout voyageur de demander au chauffeur de descendre entre deux arrêts lorsque la configuration de la voirie le permet en toute sécurité."

Une proposition accueillie à bras ouverts par un des membres de l'ONG Plan International, auditionnés ce lundi. "Il s'agit d'une bonne idée si cela peut permettre d'améliorer le sentiment de sécurité en rentrant chez soi", a confié un des membres de l'ONG.

Reste à voir si cette proposition est totalement réalisable...