"J'en tombe de ma chaise, c'est hallucinant, vraiment hallucinant! Ca va exactement dans le sens contraire de ce qu'il faut faire", s'est indignée vendredi après-midi Evelyne Huytebroeck, ministre bruxelloise de l'Environnement, auprès de l'Agence Belga. Elle réagissait à l'interview du patron de la STIB, Kris Lauwers, au Morgen où il préconise de "traire" le client des transports en commun bruxellois. "On ne vend pas des savonnettes, ici! Il faut arrêter de parler de clients", souligne la ministre. Les transports en commun à Bruxelles s'inscrivent dans de nombreuses questions, notamment environnementales ou de mobilité, rappelle-t-elle.

"Les Bruxellois paient déjà assez pour un réseau orienté vers les navetteurs." Il faut donc s'orienter, pour trouver de nouvelles sources de financement, vers les automobilistes. "Et il faut ensuite investir dans de meilleurs transports en commun, en terme de fréquence, de nouvelles lignes et de sécurité notamment", martèle Evelyne Huytebroeck.

La vision de M. Lauwers, qui rejoint celle de son prédécesseur Alain Flausch, est celle d'un "client qui doit payer pour son service". "Moi, je pose la question du service qui est rendu."

Dans l'interview, Kris Lauwers émettait des doutes sur les abonnements, qui incitent selon lui les gens à utiliser le plus possible les transports en commun alors qu'ils pourraient marcher, prendre leur vélo ou leur voiture.