La fabuleuse aventure du village burundais "Imuhira" ("à la maison" en kirundi) se poursuit (LLB 30/3 et 5/ 9). Un peu plus d'un an après ses premiers voyages au Burundi, dans la province de Muramvya, au nord-est de Bujumbura plus précisément, Luc Torrini, jeune professeur de religion protestante, voit son projet humanitaire se concrétiser. "L'école primaire du village Imuhira est opérationnelle depuis le 2 novembre. Elle a été inaugurée le 17 novembre, en présence du vice-Président de la République du Burundi", déclare fièrement David Van Assche, architecte et membre du comité de travail qui entoure Luc Torrini.

D'une superficie de 750 m2, l'école primaire contient six classes. "L'école accueille actuellement 400 petits Burundais. Mais elle peut en scolariser 600 car elle fonctionne sur le principe de la double vacation : 300 enfants suivent les cours le matin et 300 autres l'après-midi", explique M. Van Assche. Les cours sont dispensés par huit professeurs burundais. L'école fonctionne sous convention, "c'est-à-dire que le gouvernement burundais rémunère les enseignants, que les cours sont ceux du programme officiel mais qu'il y a possibilité de le compléter", se réjouit M. Van Assche. Par ailleurs, il est prévu d'"étoffer" les six classes avec un local pour le directeur et le secrétariat, un local pour les professeurs, une bibliothèque et une salle des fêtes, qui fera office de première salle polyvalente communautaire en accueillant les réunions de parents, des séances d'alphabétisation, d'information sur le sida, etc. "Pour l'heure, l'entrepreneur burundais a avancé les fonds à 80 pc. Il reste donc encore 100 000 € à payer", rapporte M. Van Assche. Mais le petit groupe a bon espoir puisqu'en huit mois, environ 53 000 € issus de dons privés ont été récoltés.

Luc et ses amis redoublent d'énergie et de passion pour améliorer les conditions de vie des Burundais. Ainsi, le village Imuhira devrait être doté en 2007 d'un Centre d'accueil et de développement communautaire et d'une ferme agropastorale.

Mais pour Luc, le plus important est "de se donner les moyens humains pour faire vivre le projet". "Il s'agit de s'enraciner sur le terrain pour comprendre les gens et insuffler une âme au projet. Notre défi est de tout faire pour ne pas accepter l'inacceptable." Luc envisage d'ailleurs d'aller s'installer quelque temps au Burundi. "Il est difficile de mener un projet de l'extérieur. Nous devons imprimer une direction au projet et puis le laisser se développer. Je suis contre l'industrialisation de l'humanitaire", insiste Luc.

Enfin, plusieurs écoles se mobilisent, dont le Cepes de Jodoigne qui organisera un grand concert de soutien le 17 mars 2007.

Web www.projet-burundi.be

Email villageimuhira.skynetblogs.be