"Un investissement social éthique et durable ? » c’est que propose la Ferme Nos Pilifs sur son site web. " Cette entreprise de travail adapté qui compte 140 personnes en situation de handicap sur un total d’environ 200 employés, basée à Neder-Over-Heembeek dans le nord de Bruxelles, propose à ses clients et autres membres de son réseau de s’impliquer dans leur entreprise. Comment ? En investissant c’est-à-dire en plaçant de l’argent dans la Ferme Nos Pilifs. L’entreprise de travail adapté bruxelloise a le droit d’émettre des obligations.

En pratique, toute personne physique ou morale peut prêter 100 euros minimum. La ferme Nos Pilifs s’engage à rembourser dans cinq ou dix ans, selon le choix de l’investisseur, le montant investit avec les intérêts qui sont de 0,85 euros par année. «Les intérêts sont plus intéressant qu’un compte épargne actuellement, indique Benoît Ceysens, directeur de la Ferme Nos Pilifs. En plus, comme nous avons pu le voir dans des documentaires notamment, les banques font du pétrole ou des armes avec notre argent. Là, c’est pour une entreprise d’économie sociale ».

En pratique, l’argent récolté est destiné à l’extension des serres. « Nous agrandissons les serres de notre éco-jardinerie, explique le directeur. Nous avons obtenu le permis d’urbanisme et le chantier est en cours. Le montant des travaux s’élève à 1 100 000 euros. Nous avons contracté un crédit bancaire et espérons à travers nos obligations un investissement de 300 000 euros ».

La période d’investissement est ouverte depuis le 1er septembre et jusqu’au 30 novembre. « Ce n’est ni une collecte de dons ni un crowdfunding, précise Benoît Ceysens qui est également le fondateur de Nos Pilifs. Nous sommes une entreprise avec une activité économique et nous voulions donc nous inscrire dans un principe d’entreprise. Nous rembourserons les sommes prêtées avec des intérêts et les sourires des employés".

Dans le cadre de l’émission de ses obigations, la Ferme Nos Pilifs est accompagnée de Financité, une asbl sur l’économie équitable, « pour faire les choses correctement ».

L’émission d’obligations est dans les cartons depuis longtemps et n’a rien à voir avec la crise sanitaire actuelle. « Les comptes de la Ferme Nos Pilifs sont un peu moins remplis que d’habitude car nous avons dû réduire nos activités mais nous conservons la tête hors de l’eau, rassure le directeur. Nos activités sont résilientes. La boulangerie et l’épicerie bio fonctionnent bien ainsi que la jardinerie. Notre restaurant comme tout le secteur de l’horeca souffre un peu plus mais il est compensé par les autres activités ». Pour Benoît Ceysens, « ce n’est pas la panique » grâce également au chômage covid et au soutien de la Cocof (Commission de la communauté française).

Pour devenir investisseur, vous pouvez vous rendre sur la page facebook ou sur le site de la Ferme Nos Pilifs. Un document d'information est téléchargeable.