Après Lille, La Luck entend conquérir Bruxelles avec ses soirées jeux.

Non loin de l’avenue Louise, à deux pas du quartier du Châtelain, La Luck s’anime peu à peu. Il est 18 h 30 et le bar commence à se remplir. Un verre à la main, les premiers clients discutent sur la terrasse. À l’intérieur, quelques tables sont déjà occupées. Un couple feuillette le menu qui propose des produits principalement locaux. Street food gourmet, plats de brasserie et… poutine : il y en a pour tous les goûts, même canadiens.

Mais ce n’est pas à la carte que se trouve l’originalité du lieu. Pour la découvrir, il vous faudra monter à l’étage. Une fois installé(e) à votre table, un sommelier pour le moins particulier viendra s’enquérir de vos envies du jour. Logique, coopération ou adresse, ce sont des jeux de société et non des vins qu’il vous proposera. L’occasion parfaite de laisser les traditionnels Monopoly ou Cluedo de côté pour se plonger dans de nouveaux univers, le temps d’une soirée.

Des collègues à la sortie du boulot, des groupes d’amis ou des couples, l’objectif est d’attirer tous les publics. "Avant de découvrir le concept du bar à jeux à Montréal, j’avais une image assez négative des jeux de société, se souvient Laurentin Dathis. Pour moi, c’était un truc de geek ou de loser. Mais l’ambiance conviviale et la mixité sociale qu’on retrouve dans les bars à jeux m’ont très vite fait changer d’avis : ce sont des endroits cool, où on peut traîner avec ses potes et rencontrer du monde !"

195 jeux pour l’instant dans l’établissement

Séduit par le concept, Laurentin décide d’ouvrir son propre bar à jeux à Lille, avec son frère Tim. Et la sauce prend : depuis son ouverture en 2016, l’établissement ne désemplit pas. "Certains de nos clients nous demandaient de nous installer à Bruxelles pour qu’ils puissent y venir plus souvent donc nous voilà !"

195 jeux ornent pour l’instant les étagères de l’établissement. "D’ici le mois de décembre, on espère en avoir 500", précise Charles, l’un des trois sommeliers du jeu qui seront en charge de la salle bruxelloise. Pour cinq euros par personne, il vous sert des jeux et vous explique les règles de façon illimitée, toute la soirée.

"Être sommelier, c’est un mix entre un prof, un mentaliste et ton meilleur pote : il ne suffit pas de connaître les règles du jeu, il faut pouvoir les retransmettre de manière fun et intuitive. Et puis, il faut être capable de cerner le type de jeu dont les gens ont envie."

Hot-dogs, burgers ou plats à partager : les plus gourmands pourront manger en jouant ou entre deux parties. "Souvent, on vient juste pour boire un verre puis on se prend au jeu et on reste des heures. Du coup, c’était indispensable pour nous d’aussi proposer de la nourriture." Le week-end, c’est un brunch tout droit sorti de Montréal qui vous sera proposé (pancakes, sirop d’érable, bacon, œufs Bénédicte). Qui dit mieux ?Sarra El Massaoudi