A l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le syndicat chrétien a voulu rappeler que "sans les femmes, le monde ne tournerait pas". Les protestataires étaient essentiellement des femmes, issues des secteurs des titres-services, de l'horeca, du nettoyage et de l'industrie alimentaire, a expliqué à Belga Pasquina Anglani, permanente horeca à la CSC Alimentation et services, soulignant qu'elles étaient néanmoins soutenues par des hommes.

Le syndicat chrétien a profité de la Journée internationale des droits des femmes ce 8 mars pour mettre en lumière que les femmes, "par obligation, acceptent davantage des temps partiels. Les tâches domestiques et la charge des enfants sont encore dévolues en priorité aux femmes", dénonce Mme Anglani. Résultat: elles sont contraintes d'accepter des contrats à temps partiel, "souvent précaires, avec de petits contrats".

Cela a un impact sur leur pension car les femmes doivent dès lors travailler plus longtemps avant de pouvoir partir à la retraite, qui sera moins généreuse. "Plus de la moitié des femmes touchent moins de 1.000 euros de pension par mois", met en exergue le syndicat.

"Nous revendiquons que l'âge maximal de la pension soit ramené à 65 ans pour tout le monde", avance Pasquina Anglani. Le syndicat demande également la possibilité de partir en prépension à 60 ans et de pouvoir accéder à un crédit-temps à 55 ans. La CSC Alimentation et services plaide aussi pour une augmentation des salaires.

Le rassemblement, ponctué de chants et de messages, s'est bien passé, selon la permanente horeca. "Beaucoup d'entreprises sont en restructuration. Cela ne va pas dans le bon sens, nous avons peur qu'on oblige les personnes avec des contrats précaires à être encore plus polyvalentes et flexibles", craint Mme Anglani. "On continue le combat", a-t-elle conclu.