Catherine Moureaux, bourgmestre de Molenbeek, était invitée sur BX1 ce vendredi. Elle a tenu a réagir à la polémique des vélos Jump qu'Uber a décidé de retirer de la circulation dans 4 communes bruxelloises.

Nous vous l'annoncions il y a quelques jours, Uber a pris la décision de retirer ses vélos Jump de plusieurs communes de la capitale: Anderlecht, Koekelberg, Laeken et Molenbeek. Selon l'entreprise américaine, trop de vandalisme sur les vélos et des agressions sur des collaborateurs ont motivé le retrait du service partiel ou total dans ces zones.

La socialiste estime quant à elle que plus que les motifs évoqués, il s'agirait en réalité d'une pratique commerciale: "Je rappelle que Villo! travaille chez nous avec succès". Selon elle, la principale raison serait en réalité que ces vélos ont été volés et trafiqués. Ils seraient ainsi sortis du système économique d'Uber qui y verrait un manque à gagner.

“Il faut les mêmes services partout. C’est ça qui est délicat avec une entreprise privée parce que son but n’est pas celui-là. En réalité, on a bidouillé les dispositifs de sécurité pour ne pas payer. Il ne s’agit pas d’un vélo cassé ou jeté. Ce sont des vélos qu’on a volés. 30 vélos volés, tous retrouvés et un incident malheureux avec l’un de leurs ouvriers", s'indigne t-elle.

Catherine Moureaux avance selon elle une volonté de forcer des négociations avec les autorités publiques afin de répondre aux demandes de l'entreprise: "Le seul moment où Uber fait appel aux autorités locales, c’est quand il a déjà pris la décision de partir."