Bruxelles

Le montant que la commune devait y investir aurait été beaucoup plus élevé que prévu.

Le nouveau collège communal de Koekelberg a décidé de renoncer au projet "Cirk", qui prévoyait d'implanter dans la commune une infrastructure en dur au profit d'activités en lien direct avec les arts du cirque, a annoncé la commune vendredi. Motif invoqué: la hauteur de l'investissement qui avait été sous-évalué par la majorité sortante, ainsi qu'une finalisation du dossier de financement largement hors délai, dans le chef de celle-ci, a affirmé vendredi le collège des bourgmestre et échevins PS-Ecolo-Groen-Alternative Humaniste. Selon celui-ci, l'examen de cet "ambitieux projet" initié par la précédente majorité communale (ndlr: a tendances MR, DéFI, Open Vld, sp.a, et CD&V), a été "abordé, sans a priori".

"Après analyse approfondie, il apparait que le plan financier du projet a fait l'objet d'une gestion politique défaillante dans le chef de la précédente majorité, principalement par un manque d'anticipation et de rigueur", a fait valoir vendredi le collège actuel.

Selon celui-ci, évalué initialement à près de 6 millions d'euros, le projet est passé à un montant estimé à près de 12 millions d'euros. Le dossier d'attribution du marché public concernant ce projet a été finalisé hors délai - le délai ultime était fixé au 31 décembre 2015. Conséquence: "une perte, irrémédiable et imputable à la précédente majorité communale, de financement du projet à hauteur de 3.6 millions d'euros".

Le montage financier prévoyait un financement réparti entre la Région bruxelloise, Beliris et la commune de Koekelberg.

"Sans cet apport financier incontournable le projet « CIRK », n'est plus finançable et la commune de Koekelberg, confrontée à d'importants enjeux financiers, n'a pas les moyens d'y suppléer. Le nouveau collège a considéré que les moyens communaux doivent pouvoir être engagés en priorité dans le développement de services à la population, la rénovation et la construction de logements à loyers modérés, la création d'infrastructures d'encadrement de la jeunesse et l'augmentation de places dans les écoles".

Pour le bourgmestre PS Ahmed Laaouej, la situation budgétaire très difficile héritée du passé "n'est pas imputable à Espace Catastrophe porteur d'un projet dont la légitimité n'est pas contestée". Le collège a par ailleurs décidé de poursuivre son soutien financier aux activités d'Espace Catastrophe développées au sein du centre culturel «Archipel 19».