Une étude le révélait récemment, près de 5000 personnes s’adonnent à la prostitution à Bruxelles. Certains quartiers se sont ainsi "spécialisés" depuis quelques années dans la prostitution de rue. C’est le cas du quartier de l’Alhambra, au cœur de la capitale, où la cohabitation entre prostituées, clients et habitants semble mal se passer. Le comité Alhambra dénonce ainsi depuis des années, la politique "d’autruche" pratiquée par la Ville de Bruxelles face "aux nombreuses nuisances subies" . "La nuit, le quartier est encore plus inhospitalier, empli de souteneurs et de prostituées, dealers de drogues, soûlards qui crient sur tout ce qui bouge et abordent chaque femme qui passe dans leur champ de vision" , explique un habitant. Ces plaintes ont été relayées par la députée Marion Lemesre (MR) au dernier conseil communal. "C e quartier est devenu un véritable bordel à ciel ouvert, qui fonctionne 24h sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an, explique-t-elle. Avant la prostitution se cachait dans des petites rues, maintenant elle est très visible jusqu’au Boulevard Jacqmain . Mais également sur le trottoir à moins de 20 m de l’entrée de l’école qui se trouve derrière le KVS" .

Le comité de quartier estime qu’un racolage de rue ne peut trouver sa place dans un quartier résidentiel et que l’idéal serait de créer un "éros center" dans un quartier non résidentiel. Autres demandes : créer une antenne de commissariat mobile, faire respecter les panneaux de circulation locale par les automobilistes et enfin imposer la fermeture des hôtels dans les rues des Commerçants et Van Gaver. "Ces nuisances ne procèdent pas, comme certains ont essayé de le faire croire, d’une attitude de rejet et d’intolérance de la part des habitants, défend Marion Lemesr e qui demande une concertation intercommunale sur le sujet. Ce sont des comportements contrevenant gravement à la loi. L’attitude permissive de la majorité en place a eu pour conséquence le développement d’une zone de non-droit dans cette partie de Bruxelles."