Bruxelles

La commune bruxelloise de Molenbeek-Saint-Jean a annoncé mardi matin, à la suite d'une réunion extraordinaire du Collège des bourgmestre et échevins, sa décision de porter plainte contre les "casseurs" qui avaient provoqué des dégradations sur le territoire de la commune lors de la nuit du Nouvel An. Les bourgmestre et échevins vont se "constituer partie civile contre les auteurs des violences", lors desquelles des biens privés et publics ont été pris pour cibles, en différents endroits de la commune. Plusieurs magasins ont ainsi été saccagés et des voitures incendiées. Du mobilier urbain et un immeuble appartenant à la commune ont aussi été vandalisés, rappelle Molenbeek.

La commune "tient à mettre tout en œuvre pour obtenir justice et poursuivre les responsables de ces actes inadmissibles", ajoute la bourgmestre Catherine Moureaux (PS) dans un communiqué transmis par le service communication de la commune. "Je tiens à préciser que l'action que nous introduisons ce matin (mardi, ndlr) sera également celle des citoyens molenbeekois et j'invite toutes les personnes lésées à se joindre à notre plainte."

Le communiqué souligne que se porter partie civile permet à la commune de devenir "un acteur à part entière au niveau juridique et donne, le cas échéant, les moyens de demander des compléments d'enquête". Cela permettra, selon la commune, de "s'assurer que rien ne sera laissé de côté et qu'un maximum des auteurs pourront être identifiés et poursuivis".

En se constituant partie civile, la commune de Molenbeek accède à certains droits, notamment celui de réclamer une réparation du dommage subi.

Le passage à la nouvelle année avait été chahuté dans la commune bruxelloise. Des échauffourées avaient notamment éclaté sur la place des Etangs noirs, quatre véhicules de police et deux auto-pompes avaient été caillassés. Quatre policiers avaient été également légèrement blessés et plusieurs commerces avaient été dégradés. Une pharmacie avait été pillée. Ces incidents avaient donné lieu à une vingtaine d'arrestations administratives et deux arrestations judiciaires.

D'autres communes bruxelloises avaient été victimes de troubles, ce qui a relancé le débat sur la fusion des zones de police dans la capitale, notamment par la voix du nouveau ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem.