Les travaux au siège de BNP Paribas Fortis ont commencé il y a peu. Un projet de grande envergure qui va durer plus de six ans, puisque l’inauguration du nouveau bâtiment n’est pas prévue avant 2021.

Actuellement, les derniers des 2 500 employés du site ont quitté les lieux, situés Montagne du Parc, à deux pas du Bozar et de la gare Centrale. L’heure est désormais à la première phase d’une grande opération de démolition-reconstruction qui doit durer six ans. Pour le moment, ce sont les équipements intérieurs qui sont démontés et plus précisément "les câblages et les ascenseurs", explique Valéry Halloy de BNP Paribas Fortis. Ces travaux devraient s’étendre jusqu’à la mi-2015.

Entre-temps, l’étude d’incidence a démarré, au début du mois. La destruction de la façade ne pourra commencer quant à elle qu’après l’obtention du permis de construire, prévu fin 2015. La première pierre du nouveau projet est, elle, programmée en 2017.

A la place des deux imposantes tours noires, datant des années 70, un bâtiment moins haut et plus large est prévu. C’est le groupe d’architectes autrichiens Baumschlager-Eberle qui est à la manœuvre pour un projet qui coûterait 135 millions d’euros et porterait la valeur de l’immeuble à 300 millions après travaux. A terme, le nouveau siège social de BNP Paribas Fortis offrira une capacité de 4 500 postes de travail, soit environ 70 % de plus que la capacité actuelle, pour une surface brute inchangée de 95 000 m².

Un bâtiment obsolète

Le bâtiment actuel, considéré par beaucoup comme assez sombre et sinistre, sera remplacé par un bâtiment beaucoup plus clair, aux courbes douces. BNP Paribas Fortis justi f ie ce choix par une volonté de "maîtriser et réduire ses coûts d’exploitation". "Ce bâtiment, qui va sur ses 40 ans, est aujourd’hui obsolète tant dans l’efficacité énergétique que dans l’utilisation des volumes. S’il respecte les normes en vigueur pour les anciens immeubles, il est bien loin des normes imposées aujourd’hui aux nouvelles constructions", conclut le porte-parole du groupe.

A noter que la salle des coffres Jules Wabbes, l’un des plus grands designers de l’après-guerre, sera conservée. Cette salle aux formes épurées, avec son plafond en forme d’écailles de poissons dorées, est un parfait exemple du travail de l’artiste, créateur d’espaces intemporels et monumentaux.