Une cinquantaine de militants FGTB, selon l'estimation de la police de Bruxelles-Ixelles sur place, se sont rassemblés mardi à 12h00 devant la Banque nationale de Belgique, dans le centre de Bruxelles, sous le slogan "un vaccin contre la crise sociale". 

Les manifestants portaient des masques et ont écrit des prescriptions médicales du type sécurité sociale et protection des travailleurs sur des tableaux. Quelques fumigènes ont été allumés. Des discours ont été prononcés par les responsables fédéraux du syndicat.

Les syndicalistes estiment que la crise sanitaire a mis en évidence l'importance des soins de santé et de la protection sociale. Ils demandent un renforcement de la sécurité sociale, des investissements suffisants dans les soins de santé et les services publics, l'augmentation du salaire minimum à 14 euros bruts par heure (soit 2.300 euros bruts par mois) la suppression de la dégressivité des allocations de chômage, une pension minimum à 1.500 euros nets ou encore une réduction collective du temps de travail.

"Toutes les belles déclarations qu'on a entendues durant la crise sanitaire, nous souhaitons maintenant les voir se traduire au moment où l'activité économique reprend progressivement", défend Thierry Bodson, président de la FGTB. "Il faut absolument qu'on puisse s'assurer qu'un prochain gouvernement viendra avec des propositions fortes en matière de réforme fiscale et surtout qu'on ne va pas se retrouver avec des demandes comme l'augmentation de la flexibilité, l'augmentation des heures supplémentaires, la diminution des cotisations ONSS... Ce sont des remèdes qui n'ont pas fonctionné ces vingt dernières années et nous ne pourrons pas accepter de les voir remis à l'ordre du jour. Aujourd'hui, les patrons reviennent déjà dans les négociations avec ces demandes-là. Le message doit être très fort: c'est non. Si au début du mois de septembre, les positions du monde patronal sont les mêmes, nous reviendrons beaucoup plus nombreux dans la rue".

La FGTB défend que la hausse importante des déficits publics et de la dette publique causée par la crise sanitaire appelle une réforme fondamentale de la fiscalité, qui doit cibler le capital et les grandes fortunes afin d'avoir une redistribution plus juste des richesses.