Un stock supplémentaire de 800 000 masques chirurgicaux doit arriver d'ici le mercredi 16 mars, mais il n'y en aura pas pour tout le monde...

La saga de la commande des masques de protection est loin d'être terminée, comme l'illustre le nouveau couac révélé ce jeudi avec les trois millions de masques FFP2 qui sont en réalité inutilisables. Alors, du côté du cabinet du ministre de la Santé Alain Maron (Ecolo), il a fallu faire preuve d'inventivité pour dénicher les masques attendus par le secteur non-hospitalier.

"Nous avons effectué nos propres commandes mais en passant par des réseaux différents de ceux du Fédéral afin de maximiser nos chances d'obtenir les stocks de matériel espérés", explique Miguel Lardennois, conseiller au cabinet Maron. "Jusqu'à présent, nous avons distribué 1,2 million de masques chirurgicaux, 10 000 masques FFP2, 1 000 blouses et 3 000 visières." Le stock actuellement disponible de 400 000 masques chirurgicaux devrait permettre de tenir jusqu'à la semaine prochaine. Un stock supplémentaire de 800 000 masques chirurgicaux est, si tout va bien, attendu pour mercredi 16 mai.

Les masques sont et vont continuer à être distribués au personnel du secteur extra hospitalier, à savoir les 146 maisons de repos, le secteur du sans-abrisme, à plusieurs services sociaux, aux infirmiers à domicile, aux services d’aides à domicile et aux services aux toxicomanes. Des masques FFP2 sont également distribués aux personnes en contact direct avec des cas de Covid-19 comme dans les maisons de repos qui accueillent des malades, les centres de confinement pour personnes sans-abri ou les cas à la Porte d'Ulysse.

200 000 masques en tissu en cours de production.

Enfin, la Région s'attelle à produire des masques chirurgicaux en tissu qui sont distribués aux généralistes, aux pharmaciens, aux secteurs sociaux, aux gardiens de parc, etc. "L'objectif est d'en fabriquer 200 000 et on en a déjà reçu 48 000. Ils sont distribués depuis lundi dernier", poursuit Miguel Lardennois. Mais au vu des difficultés rencontrées pour munir le personnel non-hospitalier en masques de protection, la question de la généralisation du port du masque à l’ensemble de la population bruxelloise n’est pas à l’ordre du jour.

"Ce n’est pas une recommandation scientifique. Même l'OMS ne le recommande pas", explique Miguel Lardennois. "En revanche, si un jour l'OMS et le groupe scientifique fédéral préconisent le port généralisé du masque pour accompagner le scénario d'un déconfinement progressif, alors on va essayer d'augmenter la production. Mais, en l'état, je ne vois pas comment on pourrait combler plus d'un millions d'habtants..."

De leur côté, quasiment toutes les communes bruxelloises ont lancé des actions de solidarité afin de produire, de leur côté, des masques artisanaux au profit de leurs habitants.