Bruxelles

Vingt-sept verbalisations. Quatorze auteurs. La Ville de Bruxelles poursuit son combat contre les taggeurs. Un combat, mené conjointement par la police locale et les services de l’échevine de la Propreté Karine Lalieux (PS), qui a permis l’identification et la verbalisation de quelques 150 taggeurs actifs sur le territoire de la ville depuis 2007.

Suite à un accord avec le parquet de Bruxelles, la ville peut désormais frapper d’une taxe de 150 euros tout taggeur pris en flagrant délit d’exercer son art sur un mur. "Ces accords ont pour objectif d’empêcher que le moindre taggueur identifié ne puisse échapper à la sanction", précise-t-on au cabinet de Karine Lalieux. De plus, lorsque l’auteur est un mineur d’âge, la sanction prend la forme d’une prestation d’intérêt général (souvent l’enlèvement de graffiti sous la conduite d’une équipe spécialisée de la Ville).

A noter que sur les 14 nouveaux auteurs interpellés au mois de janvier, 13 sont de nationalité étrangère (12 Français et 1 Allemand). "Ces chiffres nous confirment qu’il existe une certaine forme de tourisme du tag à Bruxelles." A cause de la réputation de laxisme des autorités à leur encontre, on assiste à des virées vers Bruxelles de taggeurs issus notamment du nord de la France ou d’autres villes de Belgique. Mais la ville a décidé de tordre le coup à cette réputation.