Ce choix n’était pas volontaire, c’est surtout le fruit du hasard, expliquent Olivia Venet et Kati Verstrepen. " L’occasion d’acquérir cette ancienne école s’est présentée, c’était une chouette opportunité, puisque le lieu est bien situé, et c’est donc d’abord pour cela que nous avons choisi l’endroit", précisent les présidentes de la Ligue des droits humains et la Liga voor mensenrechten, son pendant néerlandophone.

Mais Olivia Venet avoue que Molenbeek a acquis une triste notoriété un peu partout dans la presse, notamment dans les médias internationaux. " On a envie de créer ici le symbole de la défense des droits humains. Au-delà de ce cliché international, on a envie de parler positivement de cette commune qui fait aussi plein de choses extraordinaires", poursuit la présidente de la LDH. Kati Verstrepen estime pour sa part que le choix de Bruxelles devenait évident. " La Liga était à Gand, l’endroit était chouette, mais trop isolé. Les lieux étaient peu accessibles, notre venue à Bruxelles va donc nous permettre de mieux recevoir nos collaborateurs, mais aussi de mieux travailler avec Olivia."

Enfin, la commune de Molenbeek offre également d’autres avantages non négligeables pour la Maison des droits humains. La proximité avec le centre de Bruxelles, les institutions européennes et l’accessibilité des lieux sont des atouts. " Nos collaborateurs pourront venir plus facilement en tram, en métro, à vélo et même en train puisqu’une gare est toute proche de la Maison", se réjouissent les deux présidentes.