"La manière dont les femmes vivent l'espace public est l'un des points centraux de notre plan de sécurité", explique à Belga le porte-parole de la police, Olivier Slosse. "L'année dernière, nous avons commencé à former le personnel sur ce qu'est exactement le harcèlement de rue, mais aussi sur la manière de prendre en charge les victimes de tels faits, ainsi que sur la façon de dresser un procès-verbal. Désormais, nous allons un peu plus loin en partant sur le terrain à la recherche active des auteurs. L'idée est de prendre les harceleurs en flagrant délit", détaille-t-il.

"De nombreuses recherches et enquêtes montrent que le harcèlement de rue est monnaie courante chez les femmes", poursuit le porte-parole de la police. "Il suffit de parler aux femmes de votre entourage pour le savoir. Mais de tels faits sont rarement rapportés, et lorsqu'ils sont rapportés, il est difficile d'identifier le coupable. Quand bien même celui-ci est identifié, c'est la parole de la victime contre la sienne. Notre présence sur le terrain est donc nécessaire afin de constater ces faits", souligne Olivier Slosse.

Dès lundi, deux policiers en civil patrouilleront donc chaque semaine dans différents points chauds de la capitale.

"Dans une première phase, ils seront présents aux arrêts des transports en commun, car il ressort de plusieurs enquêtes que de tels faits s'y produisent souvent", précise Olivier Slosse.

Le parquet de Bruxelles participe au projet. Il accordera la priorité à ces PV sexistes et essayera de les classer sans suite le moins possible.