Le conseil de police de la zone de Bruxelles-Nord (Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode et Evere) a marqué mardi dernier son accord, avec deux abstentions et le reste des votes favorables, pour que la zone de police se constitue partie civile dans le cadre d'une plainte devant le juge d'instruction contre X pour diffamation et calomnie, a indiqué lundi en fin de journée la porte-parole de la police locale Audrey Dereymaeker, confirmant ainsi une information publiée dans l'après-midi par la RTBF. 

"La plainte n'a pas encore été déposée car notre cabinet d'avocats est en train de finaliser les derniers éléments, mais elle sera déposée dès que cela sera fait", explique Audrey Dereymaeker. "Ces propos diffamatoires ont mené à des articles négatifs sur la RTBF mais également dans La Capitale".

La RTBF a dénoncé en octobre un harcèlement moral au sein de la police de Bruxelles-Nord, basé sur l'usage de l'article 44 permettant de muter des policiers en interne. La police a remarqué que cette procédure n'a concerné que 35 policiers, sur une organisation de plus de 1.000 personnes, sur les cinq années de mandat du chef de corps Frédéric Dauphin.

Il est aussi question d'un détournement d'argent public dans le cadre d'un projet humanitaire au Sénégal. Ce sont les frais entrés par le commissaire Benoît Blanpain, directeur opérationnel de la zone et président de l'ASBL Réseau Intersection Belgique, qui sont jugés excessifs par ses détracteurs. Ces derniers pointent un billet d'avion de près de 2.500 euros et de frais d'hébergement d'un peu plus de 1.000 euros pour un séjour effectué début mars. Ils estiment par ailleurs son nombre d'heures supplémentaires encodées trop important, notamment plus de 6.000 heures supplémentaires en 2018 pour un montant brut d'environ 45.000 euros.

La RTBF souligne lundi que l'auditorat du travail a d'initiative lancé une enquête après avoir eu connaissance des accusations de harcèlement relayées par la chaîne. "On a appris cela, mais on n'a pas encore été auditionné", commente la porte-parole de la police.

Le Comité P avait déjà ouvert une enquête administrative sur l'intégrité de la direction zonale, à la demande d'un membre du personnel.