Aucune plainte n’a encore été envoyée par les autorités régionales en cas de trottinette mal stationnée.

La problématique du stationnement anarchique des trottinettes dans l’espace public bruxellois s’est invitée sur la table de la commission Mobilité du parlement bruxellois ce mardi matin. Suite à une question du député Julien Uyttendaele (PS), il est ressorti qu’aucune amende n’a encore été envoyée par la Région aux opérateurs dont les trottinettes sont mal stationnées.

"Les trottinettes stationnées n’importe où sont problématiques, en premier lieu pour les seniors, les personnes avec des poussettes ou les personnes à mobilité réduite. Pouvez-vous nous préciser comment se déroule la procédure visant à infliger une amende en raison d’une infraction liée au stationnement irrégulier ? Combien d’amendes ont été infligées jusqu’à présent ?", s’est interrogé le député socialiste.

Dans sa réponse, la ministre de la Mobilité Elke Van Den Brandt (Groen) a expliqué qu’aucune amende n’a encore été envoyée aux opérateurs. "Lorsqu’une plainte est transmise à l’administration, elle est directement transmise à l’opérateur concerné qui dispose alors d’un délai de 24 heures pour replacer correctement la trottinette ou pour l’enlever. Ce n’est qu’après ce délai qu’un P.V. sera alors envoyé à l’opérateur. Mais à l’heure actuelle, aucune plainte n’a encore été envoyée", a affirmé la ministre.

Une aberration, pour Julien Uyttendaele. "Ce délai de 24 heures me surprend. Ce délai n’est pas d’application lorsqu’on gare mal sa voiture alors, pourquoi le serait-il pour les opérateurs de mobilité partagée ? Il faut selon moi responsabiliser les opérateurs et diminuer voire supprimer ce délai. De plus il est apparu que les P.V. seraient envoyés sur base de plaintes reçues, or les sanctions doivent à mon sens être envoyées de manière proactive", poursuit-il. "Face aux autorités, c’est l’opérateur qui est responsable et c’est à lui à responsabiliser ses utilisateurs. C’est d’ailleurs pour cela que lorsqu’une course est finie, l’on doit prendre une photo de la trottinette stationnée. Cela permet de dédouaner l’utilisateur car je pense aussi que très souvent, ce sont des non-utilisateurs qui déplacent les trottinettes délibérément."

Une réunion à ce sujet sera organisée le 17 octobre entre la Région bruxelloise, les zones de police, les 19 communes et les opérateurs. "Nous attendons des opérateurs des propositions concrètes pour lutter contre les nuisances", conclut la ministre Van Den Brandt.