Cela fait des années que les riverains de l'avenue du Derby, à Ixelles, se plaignent de la vitesse excessive des trams 8 et 25. Selon les riverains, cette situation provoque des vibrations et des fissures ans les murs.

La vitesse excessive des trams a été objectivée plusieurs années durant grâce à la présence d’un radar type smiley. La commune d'Ixelles a également envoyé un courrier à la Région

Le comité Derby a finalement obtenu de Bruxelles Environnement une campagne de mesures bruits et vibrations qui s'est déroulée du mardi 20 avril jusqu’à mardi dernier. Des micros et caméras ont été placés de part et d'autre de l'avenue du Derby.

"Le vendredi 23 avril 2021 à 22 heures, un véhicule Stib officiel de couleur grise avec logo et gyrophare s’est garé à hauteur de l’enclos Louis Begault. Le véhicule STIB avait gardé les phares allumés pour être bien reconnaissable sur la voie publique au milieu des autres véhicules en stationnement. Les trams qui passaient à sa hauteur ralentissaient brusquement et klaxonnaient pour montrer au chauffeur qu’ils avaient compris", s'étonne Mme White, responsable du Comité de l’avenue du Derby.

Pour l’OMB (Observatoire de la Mobilité à Bruxelles), le but de la présence du véhicule Stib là où se trouvent les appareils de mesure de 22 heures à minuit est clair. "Vu que les normes de bruit et vibrations sont plus exigeantes de 22 heures à 6 heures du matin, la Stib fait artificiellement ralentir ses trams afin que la campagne de mesure n’enregistre pas de dépassement des normes comme ce fut déjà le cas sur Hippodrome, Brasserie, Boulevard de la Cambre, etc.", fustige Benjamin Scheere, président de l'OMB.

"Les photos ont été prises à 17h20 ce lundi 26 avril devant le 7 avenue du Derby et montrent clairement le véhicule Stib stationné devant un des deux dispositifs de mesures de bruit et vibrations. On y voit clairement le micro au balcon. Pourquoi continuer une telle mascarade aux frais du contribuable?", s'insurge Benjamin Scheere.

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Contactée par nos confrères de la RTBF, Françoise Ledune, porte-parole de la Stib, parle d'un "procès d'intention." "Nous effectuons des contrôles de vitesse dans cette zone-là justement à la demande des riverains et de la commune. C'est un engagement que la BUT (Business Unit Tram) a pris d'effectuer de manière régulière, c'est-à-dire tous les jours à différents moments de la journée, des contrôles de vitesse pour s'assurer que les conducteurs respectent bien les limitations de vitesse, en tout cas la vitesse qui est nécessaire pour assurer le confort des riverains. Nous ne savions pas, nous ne sommes pas informés de la campagne de mesures de Bruxelles Environnement, nous ne savons pas à quel moment elle a lieu, à quel endroit...et donc ce n'est pas étonnant qu'il y ait toujours de notre part des contrôles de vitesse puisque ces contrôles ont lieu quasiment en permanence", explique Françoise Ledune.