Hier, le ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet (SP.A), accompagné des échevins de la Ville de Bruxelles Christian Ceux (CDH), en charge de la Mobilité, Ahmed El Ktibi (PS), chargé des Travaux publics (NdlR : en remplacement de Pascal Smet, échevin empêché), et de responsables de la société Interparking, a officiellement donné le coup d'envoi du système de téléjalonnement vers les parkings du centre-ville.

"Il faut savoir que 30 pc des voitures qui circulent à Bruxelles-Ville cherchent une place de parking", indique le ministre. Et de poursuivre : "Alors que de nombreux automobilistes cherchent tant bien que mal à se garer sur la voie publique, les parkings publics regorgent de places inoccupées".

Bien que l'idée du téléjalonnement existe depuis de nombreuses années, elle n'avait pas encore pu être matérialisée. "Mais nous avons fini par trouver un terrain d'entente", affirme-t-on chez Interparking, le plus grand exploitant de parkings publics du Pentagone. De fait, le système a pu être effectif grâce à une convention signée entre la Région bruxelloise, la Ville de Bruxelles et la société Interparking.

Mais en quoi consiste le téléjalonnement ? Des balises dynamiques réparties dans et autour du Pentagone en 17 lieux différents indiquent aux automobilistes le parking le plus proche et le nombre de places disponibles. Pour ce faire, un système de comptage est relié au centre bruxellois de gestion du trafic Mobiris, et installé dans les parkings.

Douze parkings du Pentagone gérés par Interparking (Albertine, Botanique, City 2, De Brouckère, Deux Portes, Loi, Parking 58, Passage 44, Poelaert, Rogier, Stéphanie-Louise et WTC) participent à ce projet pilote, ce qui représente quelque 7 000 emplacements. Pour ces 12 parkings, le nombre exact de places libres est indiqué (NdlR : elles sont également renseignées en temps réel sur le site www.mobiris.irisnet.be/parking/parking_fr.html) tandis que pour les autres parkings du Pentagone, les panneaux et le site indiquent uniquement s'ils sont complets ou non.

La Région finance le projet à hauteur de 830 000 euros. Mais les frais pour mener ce projet à bien ont été divisés entre les trois intervenants. Ainsi la Région prend en charge les frais de matériel technique, la Ville finance les boîtiers et Interparking couvre les frais liés au système de comptage dans les parkings. "Avant la fin 2008, je souhaite qu'un vrai système de téléjalonnement soit installé dans toute la Région bruxelloise. Ce qui représente 27 000 places", précise M. Smet. Une étude est d'ailleurs menée afin d'intégrer dans le projet les exploitants de parkings de l'ensemble de la Région. Car l'objectif est clair : M. Smet n'attend pas la création de l'Agence régionale de stationnement pour encourager les automobilistes à utiliser les parkings publics. Néanmoins, si les automobilistes sont guidés vers les parkings, ceux-ci sont toujours bel et bien payants. "Mais les parkings de transit aux abords des transports en communs sont, eux, gratuits", rappelle Pascal Smet.