Bruxelles Les thèmes des cours sont choisis en fonction des préoccupations des riverains.

Permettre au citoyen d’apprendre à décoder le monde qui l’entoure en lui offrant les clés d’apprentissage et donner la parole à des gens qui en sont souvent privés, tels sont les objectifs poursuivis par l’université populaire de Laeken, dont la phase test a été récemment lancée au cœur de la Cité modèle par l’échevin de la Participation citoyenne à la Ville de Bruxelles David Weytsman (MR).

Concrètement, l’université populaire consiste en un projet de mise en relation des citoyens par le développement de l’esprit critique dans une démarche participative autour de l’actualité. Les thèmes des cours, dispensés dans les locaux de la Cité culture ou directement chez l’habitant, sont choisis en fonction des préoccupations des riverains : savoir décoder ses factures, chercher à résoudre les nuisances dans le quartier ou encore déterminer la place de l’art dans l’espace public.

"Ce sont les habitants qui ont créé le projet. Des professeurs d’universités, experts et sociologues y participent notamment. On part des besoins et des demandes des habitants pour élaborer les cours. L’objectif est qu’ils puissent comprendre ce qui se passe autour d’eux et ensuite prendre part aux décisions, dont ils sont en grande partie exclus", explique David Weytsman.

Selon l’édile libéral, ce projet se combine avec la mise en place, par la Ville, d’une série d’outils visant à accentuer la participation citoyenne.

A terme, l’échevin aimerait développer une réelle structure pour l’université. "Lors des derniers cours, nous avons réuni une centaine de riverains. Cela fonctionne bien et il faudrait que les gens puissent à la fin disposer d’un diplôme par exemple", poursuit l’échevin. Le lancement officiel de l’université aura lieu le 2 décembre prochain. Outre le quartier de la Cité modèle à la Laeken, l’échevin entend étendre le projet à d’autres quartiers de la ville, dont celui des Marolles.