Bruxelles

Le bois de la Cambre sera-t-il rendu aux piétons et aux vélos ? C’est le souhait de la Ville qui avait exprimé dans son plan communal de mobilité (PCM) vouloir limiter la circulation automobile dans l’écrin comme c’est déjà le cas durant le week-end. "Contrairement à ce qu’on a pu dire, il ne s’agit pas d’interdire l’accès du bois aux voitures, mais surtout d’empêcher de le traverser", précise Christian Ceux (CDH), échevin de la Mobilité.

L’enquête publique durant laquelle citoyens et communes limitrophes pouvaient faire des objections s’est terminée au début du mois. "Les réactions sont positives", fait valoir Christian Ceux. "Je reçois beaucoup de mails d’encouragement." Peu probable que les encouragements émanent des communes voisines d’Uccle et d’Ixelles, ulcérées de ne pas avoir été consultées (lire ci-dessous) !

Pas question, pour elles, d’accepter le PCM qui reporterait une grande partie du trafic sur leurs voiries. Un PCM qui souhaite modérer la vitesse sur l’avenue Roosevelt, créer un parking de dissuasion près de la gare de Boondael, réduire la circulation sur les voies latérales à l’avenue Louise, réaménager les carrefours Vleurgat et Bailli-Lesbroussart et, bien sûr, modifier la circulation dans le bois de la Cambre. "Le bois doit retrouver son rôle premier de délassement et non pas être une zone de course automobile. Je rappelle que le plan a été fait en collaboration avec la Région et s’inscrit dans le plan Iris II", répond Christian Ceux. Le projet prévoit donc de bannir les voitures côté Franklin Roosevelt. En contrepartie, les voies côté chaussée de Waterloo seront mises en double sens. Voila qui devrait sensiblement augmenter le trafic sur ces deux artères, déjà fort encombrées. Une possibilité qui met Ixelles et Uccle en rage, elles qui craignent de constants embarras de circulation.

A la Ville, l’opposition libérale ne s’est pas privée, au conseil, de fustiger une mesure qui, en l’absence de métro, isole toujours plus le sud de Bruxelles du centre-ville et inversement. Le MR d’Ixelles abondera dans le même sens en sa séance publique du 26 avril : "Plutôt que d’agir de façon dogmatique tel un enfant capricieux, il est temps que la Ville de Bruxelles agisse en acteur responsable et fasse enfin preuve d’ouverture !" ont indiqué de concert Geoffroy Coomans (MR) et Gautier Calomne (MR), mandataires à Bruxelles et à Ixelles.

Le député d’Uccle Emmanuel De Bock (FDF), on le lira ci-dessous, ne dit guère autre chose, lui qui interpellera son maïeur, jeudi soir. Un maïeur, Armand De Decker (MR) qui répétera une position limpide : "Une aberration ! Fermer le bois créerait un problème de mobilité sans la résoudre. L’absence de concertation fait du tort à l’autonomie communale. Sans concertation de Thielemans, j’avertirai la tutelle. Au besoin, j’alerterai le Conseil d’Etat "